C1 : semaine du 15 au 18 mai 2017

Jeudi 17  mai 2017

Aujourd’hui, Benoit nous a amené plein de fruits : pommes, mangues, kiwis,  abricots, pêches, nectarines, melon, bananes…. Nous les avons touchés pour reconnaitre les peaux, lisses, granuleuses, douces, poilues…. Puis, les petits les ont coupés pour que nous  puissions les manger…

Nous avons observé les noyaux…

 Mercredi 17  mai 2017

Nous n’avons pas eu le temps d’écrire dans le cahier de Mimi Bidouille

 

Mardi 16  mai  2017

Aujourd’hui, les Moyens ont colorié une tête de clown en utilisant que deux couleurs qui ne devaient pas se toucher,  puis ils ont écrit des mots en capitale.

Toute la classe a jardiné, nous avons planté les graines de courges, d’haricots et de roquettes que le père de Jahsan nous a envoyés : remplir les pots de terre, creuser un trou, mettre la graine, puis tasser et arroser.

Les Grands ont écrit les étiquettes pour les pots : haricots grimpants.

Lundi 15 mai 2017

Aujourd’hui, avec Marjorie, les Grands ont joué au loto des lettres en attaché : elle disait une lettre, il fallait qu’ils la retrouvent sur leur planche. Avec la maîtresse, ils ont réécrit le mot HALTEROPHILE  et ont joué à : à droite de … ou à gauche de….

Les Moyens ont travaillé sur les syllabes : il fallait retrouver la première syllabe. Ils ont aussi découpé les étiquettes du mot clown en capitale et en script et mis à la poubelle les intrus.

Les Petits ont colorié les lettres du mot CLOWN puis ont joué au jeu de la souris qui se cache derrière… devant… à coté de…

C1 : semaine du 18 au 21 avril 2017

Jeudi 20 avril 2017

Les petits ont dessiné des oeufs avec des craies grasses, puis ils ont passé de l’encre verte en tamponnant. Ils ont aussi terminé un travail commencé.

Les Moyens ont fini de tracer et de découper les feuilles pour les coller en feuillage. Puis ils ont attaché leur œuf dessus avec une attache parisienne.

Les Grands ont tracé des boucles avec des craies grasses vertes foncés et d’autres jaunes. Puis ils ont tamponné avec de l’encre pour créer un feuillage de printemps.

Cet après midi, nous sommes partis aux Treilles pour faire une chasse aux œufs de Pâques. Nous en avons trouvé beaucoup…. Pour remercier tout le monde, nous avons chanté des chansons.

 

Mercredi 19 avril 2017

Nous n’avons pas eu le temps d’écrire dans le cahier de Mimi Bidouille

 

Mardi 18 avril 2017

Aujourd’hui, MIMI BIDOUILLE nous a apporté un panier rempli d’oeufs en chocolat!!!!

Les Moyens ont dessiné des graphismes sur un oeuf de Pâques, puis ils ont frotté la craie et passé du vernis.

Avec les Grands, ils ont joué à Katudi : il faut dire ce que l’on voit sur une carte et les autres doivent trouver l’image sur leur carton… comme un loto !!! Ils essaient apprendre à faire des nœuds de lacets…. ce n’est pas facile !

Les Grands ont fait un coloriage magique de Pâques et travaillé sur l’ordinateur.
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C1 : Semaine du 20 au 25 mars 2017

Jeudi 23 mars 2017

Ce matin, les Petits ont enfilé des perles sur un fil doré pour décorer le costume de l’éléphant. ils ont également fait des graphismes et de la peinture pour faire leur fleur du printemps.

 

Les Moyens et les Grands ont fini le graphisme de leur main-fleur. Ils ont passé la craie et estompé. Les Moyens ont retrouvé des mots qui commencent pareils et les Grands ceux qui terminent pareils.

Mercredi 22 mars 2017

Ce matin, les petits ont épluché, équeuté et découpé des fruits que Benoit a rapportés.


Puis, ils ont fait de la peinture, des lignes vertes avec un rouleau pour faire un fond d’herbe…

Les Moyens ont fait du graphisme dans leur main, et ont découpé des fleurs en papier.

Certains ont travaillé sur l’ordinateur : retrouver le  nombre effacé dans une suite (module 1 et 2) cliquer

Les grands ont fait des graphismes sur leur main et ont construit des suites numériques.

Nous nous sommes tous régalés avec des fruits !!!

Mardi 21 mars 2017

Aujourd’hui, les Grands ont préparé le bonhomme de mars en collant des gommettes pour faire un algorithme complexe. Ils ont aussi collé du journal pour mettre en forme le lion.

 Les Petits ont découpé et collé du papier rouge pour faire le costume de l’éléphant

Les Moyens ont fait des noeuds avec du raphia rouge et noir pour faire la crinière du zèbre et ont travaillé sur la suite des nombres avec des bouchons.
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Lundi 20 mars 2017


moment des l’accueil

Les Petits ont colorié le dessin du printemps, ils l’ont passé à la craie puis estompé et verni… 

Les grands ont travaillé sur l’ordinateur je connais mes lettres (cliquer) après avoir fait une dictée de son avec la maîtresse: elle dit un son et nous, nous écrivons les lettres qui correspondent.

Les moyens ont travaillé sur les suites de nombres. Ils ont fait le contour de leur main pour faire une fleur du printemps.

 

 

C3 Théâtre d’improvisation: L’interview d’Harry Potter par Rita Skeeter

Pour améliorer notre production d’écrit dans le cadre de notre Chantier d’écriture, nous avons mis en scène l’interview de Rita Skeeter et Harry Potter en improvisant…Des élèves volontaires, par House (Maison), ont tiré au sort les personnages à jouer. Cela nous donnera peut-être des idées originales pour notre texte! En tout cas, nous avons passé un bon moment en compagnie de la loufoque journaliste. Cela nous a permis aussi de gagner des points pour notre House (Maison), en tirant au sort des cartes HP points bonus.

Les interviews en photo:

 

C1 : Semaine du 23 au 27 janvier 2017

Accueil du matin

Jeudi 26 janvier 2017

Aujourd’hui, les Petits ont fait de la pâte à sel pour faire les empreintes des solides…
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Les Moyens ont dessiné des ronds à la craie blanche ou bleue puis ont passé à l’encre bleue. Ils ont écrit les lettres du mot NEZ sur une feuille rouge.
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Les Grands ont travaillé sur l’ordinateur pour retrouver la place du son i dans des mots
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Mercredi 25 janvier 2017

Aujourd’hui, les Petits ont fabriqué des bonhommes de neige avec de la pâte à modeler: il fallait faire des boules entre ses mains ou en roulant sur la table. ils ont reconstitué le visage du clown et joué au jeu du clown.

Nous avons fêté les 3 ans de Louna

Les Moyens ont écrit le chiffre 1 sur l’ardoise et certains ont travaillé sur l’ordinateur : il fallait retrouver les chiffres correspondants aux nombres d’objets.
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Avec Sylvie, ils ont fabriqué des bonhommes de neige avec la pâte à modeler.

Les Grands ont rempli les yeux du clown avec des petits points aux feutres. Ils ont aussi compté les balles et écrit les bons chiffres.
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Mardi 24 janvier 2017

Les Grands ont rempli les nez du clown avec des points de peinture rouge. Ils ont écrit des lettres à boucle : b et l.
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Les Petits ont lancé le dé chiffré à points et ont dû retrouver les ballons chiffrés 1,2,3.
Ils ont aussi fait des ronds à la craie blanche et bleue puis repassé de l’encre pour faire le fond de la poésie.

Les Moyens, ont découpé puis retrouvé les étiquettes « nez rouge » que Mimi Bidouille avait fabriqué avec des erreurs. 

Nous avons mangé la galette que Paloma avait apportée et c’est Louna qui a eu la fève.

 

Lundi 23 janvier 2017

Aujourd’hui, nous n’avons pas eu le temps d’écrire dans le journal de Mimi Bidouille.
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Mais nous avons fêté l’anniversaire de Benoit.

 

 

C3 Chantier d’écriture: l’Interview

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Consigne: Imagine l’interview de Rita Skeeter: elle interroge Harry à la fin de la deuxième tâche. Rita lui pose des questions étonnantes, curieuses, surprenantes, sur son aventure au fond des eaux. A toi d’écrire cette interview en t’aidant du matériel mis à disposition en classe et de ta pochette « Chantier d’écriture ».

Les documents de la pochette:

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Un extrait en Français de Rita Skeeter et HP lors d’une interview:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18404710&cfilm=53756.html

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L’extrait d’HP et La coupe de feu, étudié en classe, et servant de support au chantier d’écriture:

« Le lac était si froid qu’il avait l’impression qu’on lui brûlait la peau des jambes. À mesure qu’il s’enfonçait, sa robe mouillée pesait de plus en plus lourd. L’eau lui arrivait à présent au-dessus du genou et ses pieds engourdis glissaient sur des pierres plates, recouvertes de vase et de limon. Il mâchait la Branchiflore qui avait une consistance visqueuse, caoutchouteuse, comme des tentacules de pieuvre. Enfoncé jusqu’à la taille dans l’eau glacée, il s’arrêta, avala et attendit que quelque chose se passe. Il entendait la foule rire et savait qu’il devait avoir l’air parfaitement stupide à marcher ainsi dans l’eau sans manifester le moindre pouvoir magique. À moitié immergé, une brise cruellement glacée ébouriffant ses cheveux, il tremblait de la tête aux pieds. Harry évita de regarder en direction des tribunes. Les rires étaient de plus en plus bruyants, les Serpentard le sifflaient et se moquaient de lui… Puis, brusquement, il eut l’impression qu’on lui plaquait un oreiller invisible sur la bouche et sur le nez. Il essaya de reprendre sa respiration, mais ses efforts lui donnèrent le tournis. Ses poumons étaient vides et il éprouva soudain une douleur fulgurante de chaque côté du cou. Harry porta ses mains à sa gorge et sentit sous ses oreilles deux larges fentes dont les bords palpitaient dans la brise froide… Il avait à présent des branchies. Sans prendre le temps de réfléchir, il se jeta dans le lac. La première gorgée d’eau glacée lui sembla comme un souffle de vie. La tête cessa de lui tourner. Il avala à nouveau une longue gorgée d’eau qu’il sentit ressortir doucement par ses branchies en envoyant au passage de l’oxygène dans son cerveau. Lorsqu’il tendit les mains devant lui, il s’aperçut qu’elles avaient pris une teinte verdâtre, fantomatique, et que ses doigts étaient palmés. En tournant la tête, il vit que ses pieds s’étaient allongés et que ses orteils, eux aussi, étaient palmés. On aurait dit que des nageoires lui étaient poussées. L’eau avait cessé d’être glacée… Elle semblait au contraire agréablement fraîche et légère… Harry continua d’avancer, s’émerveillant de la vitesse à laquelle ses pieds en forme de nageoire le propulsaient dans l’eau. Il arrivait à voir clairement autour de lui sans avoir besoin de cligner des yeux. Bientôt, il eut nagé si loin qu’il ne distinguait plus le fond du lac. Il bascula alors verticalement et s’enfonça dans les profondeurs. Le silence devenait de plus en plus épais tandis qu’il découvrait un étrange et sombre paysage nimbé de brume. À présent, sa visibilité était réduite et à mesure qu’il avançait, de nouveaux contours se dessinaient dans les ténèbres : de véritables forêts de plantes aquatiques ondulaient lentement, de larges étendues de boue étaient jonchées de pierres qui miroitaient faiblement dans la pénombre. Il descendit de plus en plus loin vers le cœur du lac, scrutant ses profondeurs grises et inquiétantes, essayant de percer le mystère de ses ombres, là où l’eau devenait opaque. De petits poissons frétillaient autour de lui, comme des fléchettes d’argent. Par deux fois, il crut voir quelque chose de plus grand bouger un peu plus loin mais, lorsqu’il s’en approcha, il ne découvrit qu’un gros morceau de bois noirci et un enchevêtrement particulièrement dense de plantes aquatiques. Il n’y avait pas trace d’autres champions, ni de sirène, ni de Ron, ni – fort heureusement – de calmar géant. Des herbes d’un vert pâle, d’une cinquantaine de centimètres de hauteur, s’étendaient devant lui, aussi loin que portait son regard, comme une prairie luxuriante. Les yeux grands ouverts, Harry essayait de distinguer des formes dans l’obscurité… mais soudain, il sentit quelque chose lui saisir la cheville. Harry se retourna et vit un Strangulot, un démon des eaux doté de petites cornes, qui venait de surgir d’entre les herbes. Ses longs doigts étaient étroitement serrés autour de sa jambe, et il montrait ses dents pointues. Harry glissa sa main palmée dans sa poche, à la recherche de sa baguette magique. Lorsqu’il eut enfin réussi à la saisir, deux autres Strangulots avaient jailli des herbes et s’étaient accrochés à sa robe, essayant de l’attirer vers le fond. — Lashlabask ! s’écria Harry, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Seule une grosse bulle s’échappa d’entre ses lèvres et, au lieu de produire des étincelles, la baguette magique projeta sur les Strangulots quelque chose qui devait être un jet d’eau bouillante, car des taches rouges apparurent sur leur peau verte, comme des marques de fureur. Harry arracha sa cheville à l’étreinte de la créature et se mit à nager aussi vite qu’il le pouvait, envoyant régulièrement d’autres jets d’eau bouillante par-dessus son épaule, sans prendre la peine de viser. De temps à autre, il sentait un Strangulot lui attraper à nouveau la cheville et donnait de grands coups de pied pour s’en débarrasser. Finalement, il sentit son pied toucher une tête cornue ; il se retourna et vit un Strangulot étourdi dériver en zigzag, le regard brouillé, tandis que ses congénères menaçaient Harry du poing avant de disparaître à nouveau parmi les herbes. Harry ralentit un peu l’allure, remit sa baguette dans sa poche et regarda autour de lui, l’oreille aux aguets, en décrivant un cercle complet dans l’eau. Un silence pesant oppressait ses tympans engourdis. Il savait qu’il devait se trouver à une profondeur encore plus grande mais rien ne bougeait, à part les herbes aquatiques qui ondulaient lentement. — Alors, ça marche ? Harry crut qu’il allait avoir une crise cardiaque. Il pivota brusquement et vit la silhouette floue de Mimi Geignarde qui flottait devant lui en le regardant à travers ses épaisses lunettes, brillantes comme des perles. — Mimi ! essaya de s’exclamer Harry – mais, cette fois encore, seule une très grosse bulle sortit de sa bouche. Mimi Geignarde, en revanche, parvint à pouffer de rire. — Tu devrais essayer là-bas ! dit-elle en pointant le doigt. Je préfère ne pas venir avec toi, je ne les aime pas beaucoup. Ils me courent toujours après quand je m’approche… Harry leva le pouce pour la remercier et suivit la direction indiquée en prenant soin de nager plus haut au-dessus des herbes afin d’éviter les Strangulots qui s’y cachaient. Il nagea ainsi pendant une vingtaine de minutes. Il voyait défiler de vastes étendues noires d’où s’échappaient des tourbillons de boue dans les remous qu’il provoquait. Enfin, il entendit un morceau de l’obsédante chanson des sirènes : Pendant une heure entière, il te faudra chercher Si tu veux retrouver ce qu’on t’a arraché. Harry nagea plus vite et vit bientôt un grand rocher se dessiner dans l’eau boueuse. Des dessins de sirènes et de tritons y étaient gravés. Ils étaient armés de lances et poursuivaient ce qui paraissait être le calmar géant. Harry passa devant le rocher en suivant le son de la chanson qu’il continuait d’entendre:La moitié de ton temps s’est enfuie, hâte-toi Sinon, ce que tu cherches en ces eaux pourrira… Des bâtisses rudimentaires de pierre brute, aux murs parsemés d’algues, apparurent soudain de tous côtés dans la pénombre. Par endroits, derrière les fenêtres sombres, Harry apercevait des visages… des visages qui ne ressemblaient en rien au portrait de la sirène, dans la salle de bains des préfets… Ces êtres avaient la peau grise et de longs cheveux hirsutes d’une couleur vert sombre. Leurs yeux étaient jaunes, tout comme leurs dents cassées, et ils portaient autour du cou de grosses cordes fabriquées avec des cailloux. Ils lancèrent à Harry des regards mauvais en le voyant passer et un ou deux d’entre eux sortirent de leurs repaires pour l’observer de plus près, une lance à la main, leurs puissantes queues de poisson argentées battant l’eau avec force. Harry nagea encore plus vite et, bientôt, les abris de pierre devinrent de plus en plus nombreux. Certains étaient entourés de jardins de plantes aquatiques et il vit même un Strangulot apprivoisé, attaché à un piquet devant une porte. Les êtres de l’eau sortaient de tous les côtés, à présent. Ils le regardaient avec avidité, montraient ses mains palmées et ses branchies, échangeaient  des remarques sur son passage, la main devant la bouche. Harry accéléra l’allure et un très étrange spectacle s’offrit alors à ses yeux. Une véritable foule était rassemblée devant les bâtisses qui délimitaient une sorte de place de village aquatique. Un chœur composé d’êtres de l’eau chantait au milieu de la place, invitant les champions à s’approcher. Derrière le chœur, grossièrement taillée dans un bloc de rocher, s’élevait une gigantesque statue qui représentait une de ces créatures. Quatre personnes étaient solidement attachées à la queue de poisson de la statue. Ron était ligoté entre Hermione et Cho Chang. Il y avait aussi une fillette qui ne devait pas avoir plus de huit ans. En voyant ses longs cheveux d’un blond argenté qui flottaient autour d’elle comme un nuage, Harry eut la certitude qu’il s’agissait de la sœur de Fleur Delacour. Tous les quatre semblaient plongés dans un sommeil profond. Leurs têtes ballottaient sur leurs épaules et de minces filets de bulles s’échappaient régulièrement d’entre leurs lèvres. Harry se précipita vers les prisonniers. Il s’attendait à voir les êtres de l’eau foncer sur lui en brandissant leurs lances, mais ils ne firent pas un geste. Les prisonniers étaient attachés avec de grosses cordes, solides et visqueuses, constituées d’herbes aquatiques entremêlées. Pendant une fraction de seconde, Harry pensa au couteau de poche que Sirius lui avait offert pour Noël – et qui était soigneusement rangé dans sa valise, dans le dortoir de Gryffondor. Il regarda autour de lui. Pour la plupart, les êtres de l’eau qui l’entouraient étaient armés de lances. Il nagea rapidement vers une sorte de triton de plus de deux mètres de haut, portant une longue barbe verte et un étroit collier de dents de requin, et s’efforça de lui demander par gestes s’il voulait bien lui prêter sa lance. Mais le triton éclata de rire en hochant vigoureusement la tête. — Non, nous n’aidons personne, dit-il d’une voix rauque et dure. — Allez, VITE ! dit Harry d’un air féroce (mais seules des bulles lui sortaient de la bouche). Il essaya de lui arracher la lance des mains, mais le triton dégagea son arme d’un coup sec, en continuant de rire et de hocher la tête. Harry tourna sur lui-même, jetant des regards partout, à la recherche d’un objet tranchant, n’importe lequel… Des pierres jonchaient le fond du lac. Il plongea, en ramassa une qui lui paraissait particulièrement acérée et retourna devant la statue. Il entreprit de trancher la corde qui attachait Ron et, après plusieurs minutes d’efforts acharnés, parvint enfin à la sectionner. Ron, inconscient, flotta dans l’eau à quelques centimètres au-dessus du fond, dérivant légèrement au gré des mouvements de l’eau. Harry regarda dans toutes les directions, mais il n’y avait aucun signe des autres champions. Que fabriquaient-ils ? Qu’attendaient-ils pour se précipiter au secours des prisonniers ? Il se retourna vers Hermione, leva la pierre tranchante et s’attaqua également à ses liens. Mais aussitôt, des mains solides à la peau grise se saisirent de lui et le tirèrent en arrière. Une demi-douzaine d’êtres de l’eau l’éloignèrent ainsi d’Hermione, hochant leurs têtes aux cheveux verts et riant aux éclats. — Tu prends ton propre prisonnier, dit l’un d’eux, et tu laisses les autres… — Certainement pas ! répliqua Harry avec fureur – mais seules deux grosses bulles sortirent de sa bouche. — Tu as pour mission de délivrer ton ami… Les autres, tu les laisses… — Elle aussi, c’est mon amie ! s’écria Harry en faisant de grands gestes vers Hermione. Une énorme bulle d’argent s’échappa d’entre ses lèvres. — Et elle non plus, je ne veux pas qu’elle meure ! La tête de Cho reposait sur l’épaule d’Hermione. La petite fille aux cheveux d’argent était d’une pâleur fantomatique. Harry se débattit pour essayer de se dégager mais les êtres de l’eau resserrèrent leur étreinte en riant plus fort que jamais. Harry jetait des regards frénétiques autour de lui. Mais où étaient donc les autres champions ? Aurait-il le temps de ramener Ron à la surface et de revenir délivrer Hermione et les autres ? Parviendrait-il à les retrouver ? Il regarda sa montre pour voir combien de temps il lui restait. Elle s’était arrêtée. Soudain, les êtres de l’eau pointèrent le doigt au-dessus de lui l’air surexcité. Harry leva les yeux et vit Cedric qui nageait vers eux. Il avait autour de la tête une énorme bulle qui élargissait étrangement son visage en déformant ses traits. — Me suis perdu ! Aucun son n’était sorti de sa bouche, mais Harry avait lu sur ses lèvres. Cedric avait l’air paniqué. — Fleur et Krum arrivent ! Harry éprouva un immense soulagement. Il regarda Cedric sortir un couteau de sa poche,trancher la corde qui retenait Cho prisonnière, puis l’emmener et disparaître dans l’obscurité du lac. Où étaient Fleur et Krum ? Il ne restait plus beaucoup de temps et, si l’on en croyait les paroles de la chanson, au bout d’une heure, les prisonniers seraient perdus… Brusquement, les êtres de l’eau se mirent à pousser des cris perçants. Ceux qui tenaient Harry relâchèrent leur étreinte en regardant par-dessus leur épaule. Harry se retourna et vit une créature monstrueuse foncer droit sur eux : elle avait un corps humain vêtu d’un maillot de bain et une tête de requin… C’était Krum. Apparemment, il avait essayé de se métamorphoser mais n’avait pas très bien réussi. L’homme-requin nagea droit sur Hermione et commença à ronger la corde qui l’attachait à la statue. Mais les nouvelles dents de Krum n’étaient pas très pratiques pour mordre quelque chose de plus petit qu’un dauphin et Harry se demanda s’il n’allait pas finir par couper Hermione en eux. Se précipitant vers eux, il donna un grand coup sur l’épaule de Krum et lui tendit la pierre tranchante. Krum la saisit et entreprit de sectionner la corde. Il y parvint en quelques secondes, attrapa Hermione par la taille et, sans un regard en arrière, la remonta rapidement en direction de la surface. Et maintenant ? pensa Harry désespérément. S’il avait été sûr que Fleur arrivait… Mais il n’y avait toujours aucun signe d’elle. Il fallait faire quelque chose… Il ramassa la pierre que Krum avait laissée tomber, mais les êtres de l’eau s’avancèrent vers lui et entourèrent Ron et la fillette en hochant la tête. Harry brandit sa baguette magique. — Fichez le camp ! Cette fois encore, il ne sortit que des bulles de sa bouche, mais il eut la très nette impression que les êtres de l’eau l’avaient compris car ils cessèrent soudain de rire. Leurs yeux jaunâtres fixés sur la baguette de Harry, ils semblaient avoir peur. Ils étaient sans nul doute beaucoup plus nombreux que lui mais Harry devinait, d’après l’expression de leurs visages, qu’ils n’en savaient pas plus en matière de magie que le calmar géant. — Je compte jusqu’à trois ! cria Harry. Une longue traînée de bulles sortit de sa bouche, et il leur montra trois doigts pour être sûr de bien se faire comprendre. — Un… (il baissa un doigt) – Deux… (il baissa un deuxième doigt).  Les êtres de l’eau s’éloignèrent aussitôt, libérant le passage. Harry se rua en avant et commença à entailler la corde qui attachait la petite fille à la statue. Quelques instants plus tard, il l’avait délivrée. Il saisit la fillette par la taille, attrapa Ron par le col de sa robe et s’élança vers la surface en donnant un grand coup de pied au fond du lac pour prendre de l’élan. Sa progression fut très lente. Ses mains palmées, occupées à tenir Ron et la fillette, ne lui étaient plus d’aucun secours et il agitait frénétiquement les pieds pour essayer de remonter le plus vite possible. Mais le poids de Ron et de la sœur de Fleur l’attiraient vers le fond… Il leva les yeux avec espoir. Hélas, l’obscurité qui régnait autour de lui ne pouvait laisser aucun doute : il était encore très loin de la surface… Les êtres de l’eau l’accompagnaient dans sa remontée. Il les voyait tournoyer autour de lui avec aisance en le regardant se débattre… Allaientils le ramener au fond du lac lorsque le temps serait écoulé ? Peut-être mangeaient-ils les humains ? Harry sentait ses jambes s’engourdir. À force de tenir à bout de bras Ron et la fillette, ses épaules commençaient à lui faire terriblement mal… Il avait les plus grandes difficultés à respirer et sentait à nouveau une douleur de chaque côté de son cou… Le flux de l’eau qui coulait dans sa bouche lui semblait de plus en plus perceptible… Mais l’obscurité se dissipait nettement… Il voyait même la lumière du jour au-dessus de lui… Il agita ses nageoires et s’aperçut qu’elles étaient redevenues de simples pieds… L’eau, qui s’engouffrait dans sa bouche descendait à présent dans ses poumons… Il commençait à avoir le tournis mais il savait que l’air et la lumière n’étaient plus qu’à trois mètres au-dessus de sa tête… Il fallait arriver jusque-là… Il le fallait… Harry remua les jambes si vite et avec tant de force qu’il eut l’impression que ses muscles poussaient des cris de protestation. Son cerveau lui-même paraissait flotter dans l’eau, il n’arrivait plus à respirer, il avait besoin à tout prix d’oxygène, il fallait continuer, continuer, surtout ne pas s’arrêter… Tout à coup, il sentit sa tête émerger à la surface du lac. De l’air ! Un air frais, lumineux, délectable, qui lui picotait le visage. Il en inspira avidement une longue bouffée, comme si c’était la première fois de sa vie qu’il respirait vraiment puis, hors d’haleine, il hissa Ron et la fillette à la surface. Tout autour de lui, des têtes aux cheveux verts émergèrent à leur tour mais, cette fois, les êtres de l’eau lui souriaient. Un grand tumulte s’élevait des tribunes. Les spectateurs s’étaient levés, ils criaient, hurlaient, comme s’ils avaient peur que Ron et la fillette soient morts. Ils avaient tort : tous deux venaient d’ouvrir les yeux. La petite fille, apeurée, avait l’air de se demander ce qu’elle faisait là, mais Ron, lui, cracha un long jet d’eau, cligna les yeux et dit à Harry : — Un peu humide, par ici… »

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